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Etre atteint d’Insuffisance Rénale, ça veut dire quoi ?

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Ce jeudi 11 Mai, c’était la Journée Mondiale du Rein, à la salle d’honneur de la Mairie de Nouméa. Cécile Caillaba, coordinatrice de Santé à l’association RESIR nous en dit davantage sur cette maladie, fléau sur le territoire.

Lorsque l’on dit qu’un patient est atteint d’insuffisance rénale, cela veut dire qu’il est atteint d’une diminution plus ou moins importante des fonctions des reins, que les reins ne jouent plus leur rôle de filtre. L’insuffisance est dite chronique quand la maladie est irréversible, sans possibilité de guérison. Des séances de dialyse ou une greffe sont alors nécessaires.

Voici quelques chiffres représentant l’insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie :

Le diabète de type 2  (34%).  (le risque d’insuffisance rénale chronique est multiplié par 9 en cas de diabète)

Une atteinte du filtre rénal (inflammation du glomérule) : Glomérulonéphrite chronique  (14%)

L’hypertension artérielle  (9%). Elle est habituellement la complication d’un trouble de santé grave, notamment le diabète, l’obésité ou l’hypertension artérielle. C’est une maladie sans signes précurseurs ni symptômes apparents, qui peut rester longtemps silencieuse.

Comment traite-t-on cette maladie  ?

Par la dialyse qui est une machine qui permet d’épurer le sang de ses déchets toxiques et de l’eau qui est retenue à cause d’un dysfonctionnement des reins. C’est un traitement à vie contraignant et lourd.

Par la greffe de rein (seul traitement de l’insuffisance chronique terminale).

Par la prévalence de l’excès de poids. 67,3% dans la population des 18-60 ans (baromètre santé 2015, ASS-NC) et 19% des enfants seraient concernés par le surpoids ou l’obésité à 6 ans d’après une étude de l’ASS-NC réalisée en 2011-2012.

On ne peut pas parler de l’insuffisance rénale sans parler des répercussions en matière de coûts économiques :

Les spécialistes estiment que 10 % des IRC pourraient être évitées et 30 % retardées sous réserve d’une détection précoce et d’une prise en charge adaptée.

Face à ce constat, « il s’agit de nous concentrer sur les stades précoces de l’IRC, en agissant de façon coordonnée sur plusieurs fronts, afin d’améliorer les comportements de prévention, de dépistage précoce et de recours à la greffe rénale. Seule, une démarche volontaire et partagée par tous les acteurs permettra d’atténuer, sinon d’inverser, les tendances actuelles, et ainsi de limiter les coûts élevés qui en résultent ». Mme Eurisouké.

L’association RESIR, Réseau de l’Insuffisance Rénale en NC a organisé une journée dont l’objectif général était d’informer la population calédonienne sur les maladies chroniques non-transmissibles, en faisant prendre conscience de l’importance d’une alimentation équilibrée, d’une activité physique régulière et d’un suivi médical régulier, pour limiter les facteurs de risque.

Lors de cette journée dédiée à la prévention et au dépistage de cette maladie, professionnels de santé, animateur de sport adapté, patients et élèves infirmiers 2ème année ont animé différents jeux adaptés à tout âge :

Pour deviner la quantité de sucres dans les sodas.
Pour identifier les habitudes à éviter.
Pour équilibrer soi-même ses repas avec une mallette créée par le Résir contenant les aliments du Pacifique.
Pour danser avec des vidéos des danses du Pacifique.
Pour bouger avec un éducateur de sport adapté du Centre d’Education et Dépistage du Diabète (CEDD).
Pour expliquer ce qu’est l’insuffisance rénale chronique terminale, l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle et le lien entre ces pathologies.
Pour sensibiliser au don d’organes et expliquer le parcours de soins d’un greffé.
Ces jeux seront ouverts au public, avec des classes de CM1 et CM2 qui participeront.