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Kanaky Nouvelle-Calédonie : le projet du FLNKS.

VIDEO.20min.

Le 31 août denier, le FLNKS tenait une conférence à l’université de Nouvelle-Calédonie pour y présenter son projet pour une « Kanaky Nouvelle-Calédonie souveraine ». Sur NCI, Rock Wamytan, acteur de la conférence et président du groupe UC-FLKNS au Congrès, revient sur les détails d’un projet en construction.

Un projet soumis à la population

Fondements du nouvel état, système institutionnel, organisation des pouvoirs et compétences régaliennes, de nombreux sujets auront été abordé jeudi 31 août à l’université de Nouvelle-Calédonie. Entrecoupée par les interventions du public, la conférence de 2h30 n’aura pas suffi à répondre à toutes les interrogations, loin de là. Mais le projet se veut en construction, nous explique Rock Wamytan : « nous sommes à un stade de consultation populaire, ce projet est la première étape pensée par les différents partis composant le FLKNS. Maintenant, nous allons faire face à la population pour la consulter. Viendra ensuite la phase d’ouverture aux autres partis indépendantistes en dehors du FLNKS, avant qu’on soumette le projet à des experts. On est dans une forme de démocratie participative. Nous faisons une proposition et nous demandons à l’ensemble des forces vives du pays de réagir et au fur et à mesure nous allons affiner le projet.»

KNC : une république où chacun doit trouver sa place.

Sur l’organisation des pouvoirs, peu de révolution dans le fonctionnement actuel des institutions, si ce n’est un rôle renforcé du Sénat Coutumier qui cesserait d’être une simple assemblée consultative, participant entre autre à l’élection du président de la dite nation, élu par suffrage indirect. Mais « ’idée sous-jacente, c’est de ne pas effrayer les gens, c’est pour ça qu’on soumet quelque chose de pas trop différent de ce qui existe déjà » développe Rock Wamytan. Même raisonnement pour le nom « Kanaky Nouvelle-Calédonie », et pas juste « Kanaky ». « Kanaky tout seul aujourd’hui, c’est trop réducteur » reconnaît R.Wamytan. « Nous nous situons nous dans une histoire qui est longue, qui nous vient du 19ème siècle et qui normalement va arriver à une fin. Mais cette fin là ne peut pas être une coupure. La société Kanak du 19ème siècle n’est plus celle qu’aujourd’hui. Toutes les sociétés évoluent. Le fait aussi que toutes ces communautés qui sont venus de toutes les régions du monde, qui se confrontent les unes aux autres et qui changent, toutes les sociétés changent, tous ces groupes humains changent, donc il faut trouver la formule qui convienne à tout le monde et pas un copier-coller ce qui se fait dans un grand pays comme la France, avec 70 millions de personnes, sur une petite portion d’à peine 300 000 habitants. Donc il faut contextualiser pour que chacun trouve sa place ». 

Un système institutionnel renforçant le rôle du sénat coutumier et désignant un président de la république par suffrage indirect.

 

Le financement de l’indépendance ? Affaire à suivre.

Cette question-là demeure la grande inconnue de l’équation Kanaky Nouvelle-Calédonie, et était la grande absente de la conférence du 31 août. « La question est de savoir comment remplacer les 150 milliards transféré par la France chaque année. Nous avons des propositions mais sommes en train des les affiner » explique Rock Wamytan tout en avançant: « d’après nos chiffres, on peut très bien remplacer ces 150 milliards à partir de l’économie du pays, et notamment dans des accords de coopération et de partenariat, avec la France et l’Europe. Par exemple, sur la question de la défense : pour un pays qui sera indépendant demain, aurons nous besoin d’entretenir d’une armée ? Est-ce que les dépenses de la défense de ce nouvel état vont être analogues à l’enveloppe budgétaire de la France qui entretient son armée ici ? Pour nous, non. Il faut raisonner autrement. Dans un partenariat avec la France et les pays de la régions on peut très bien réduire cette somme-là. Sur la question de l’enseignement, c’est pareil: au fur et à mesure, nous aurons des cadres et des enseignements locaux qui vont nous coûter obligatoirement moins cher qu’un expatrié qui arrive ici. Il y a la question de l’indexation des salaires qui joue aussi… »

Etat associé ou état fédéré ?

Aparté sur la fameuse note de Jean-Jacques Urvoas du mois dernier : « état fédéré ou état associé, des pistes institutionnelles pour la Nouvelle-Calédonie? ». Rock Wamytan rappelle que la solution d’un projet d’état associé avec la France existe depuis longtemps, soumis par le FLNKS lui-même en 1995, à quelques encablures de l’Accord de Nouméa.

La proposition de fédération, pour sa part, ne répond pas aux attentes en termes de souveraineté. « Nous nous considérons comme un peuple dans un processus d’émancipation et de décolonisation et qui doit arriver à un moment donné à sa pleine souveraineté, ou alors à une souveraineté négociée, discutée, mais où chacun à sa place. Non pas un au-dessus de l’autre, mais gagnant-gagnant. Donc nous sommes dans ce cadre-là. Sur la question de souveraineté, la solution de fédération nous pose problème. »

Reste que le projet Kanaky Nouvelle-Calédonie présenté ce 31 août, de son appellation, son fonctionnement jusqu’à ses solutions de financement, ne se veut pas un rejet de la France. « Nous n’avons jamais rejeté la France » assure Rock Wamytan. « Nous sommés liés par la langue, la culture, donc c’est important de conserver tout ça. C’est ce qui fait notre originalité dans cet ensemble francophone du pacifique, c’est important, et puis pour nous c’est aussi une porte d’entrée dans l’Europe. Mais il faut faire en sorte que ce soit nous qui choisissions, pas que ça nous soit imposé. »

 

 

  • jambon-beurre pinard

    du bla-bla comme d’hab .. seul le fric les interesse

  • Pouilloux Dominique

    c’est sur, le coté économique est en cour de déconstruction
    ces mecs me font rire parceque apres avoir mit le pays dans la merde ils seront toujours au pouvoir avec le pactole.
    ils auront beau gesticuler dans tout les sens ,quant les depenses sont largement superieur aux recettes ,c’est la faillite.