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Sonia Backès : « Je n’ai pas l’intention d’abandonner un quelconque terrain sur le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ».

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Sonia Backès, Présidente du groupe Les Républicains au Congrès, revient au micro de NCI sur la visite de Manuel Valls sur le territoire. L’occasion de décrypter la situation politique du moment avec le début des travaux des commissions électorales pour l’établissement de la liste référendaire, sans oublier bien sûr l’avenir institutionnel.

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C’est une Sonia Backès droite dans ses bottes et fière d’être « Républicaine » qui a réaffirmé ce mardi matin sur les ondes de RADIO NCI sa vision politique sur la sortie de l’Accord de Nouméa, taclant au passage, comme il est de bonne guerre, le pouvoir en place.

Comme l’ensemble de la classe politique locale, Sonia Backès approuve la méthode Valls. Si le Premier ministre a offert plusieurs visages lors de son périple marathon sur le territoire, pour la patronne des Républicains au Congrès les engagements financiers annoncés auront permis de séduire l’auditoire.

Photo article 1« Le Premier ministre est arrivé avec quelques milliards dans ses bagages. Ça a sans doute aidé à ce que l’opinion soit plutôt positive ».

Sur la question du litige électoral, Sonia Backès n’y va pas par 4 chemins : tandis que le sujet avait été déclaré comme « politiquement clos » lors du dernier comité des signataires, cela n’a pas empêché certains indépendantistes de jouer les «  snipeurs juridiques », un « acte de défiance » à la parole donnée. Citant le discours de Manuel Valls au Congrès, Sonia Backès qualifie ces actes de « combats d’arrière-garde », allant jusqu’à parler d’un pacte de confiance rompu :

«Comment va t on pouvoir lors du prochain Comité des Signataires se refaire confiance de la même manière ? »

Comme une histoire qui n’en finit plus, la question des listes électorales, et cette fois-ci pour l’établissement de la liste référendaire, revient agiter le débat politique en ce début de semaine avec les premières réunions des commissions administratives qui dureront plusieurs mois. Dès le commencement, certains des tiers électeurs indépendantistes refont déjà parler d’eux avec la volonté de faire inscrire d’office les personnes de statut coutumier, qu’elles soient inscrites ou non sur la liste générale. Aboutissant ainsi à une levée de bouclier de la part du collectif de défense des citoyens Calédoniens dont Sonia Backès est membre.

Revenant sur la méthode Valls, fondée sur une « exigence de vérité » et sur la confiance, Sonia Backès relativise. Pour elle, le locataire de Matignon tâche de faire le job jusqu’en mai 2017. Après le dernier Comité des Signataires de février, il aura été décidé l’ouverture de discussions afin d’identifier les convergences et les divergences de chacun. Et pour aider à voir le bout du tunnel, les experts, Alain Christnacht à leur tête, sont de retour. Pour Sonia Backès, l’ancien Haussaire et directeur de cabinet de Christiane Taubira joue sur la subtilité du droit :

« Il y a toujours dans les documents qui nous sont fournis par Alain Christnacht quelques petites finesses qui sont dangereuses pour la Nouvelle-Calédonie».

Aujourd’hui, pour Sonia Backès, il y a véritablement une crise de confiance qui s’est installée entre les trois partenaires de l’Accord de Nouméa. La présidente du groupe Les Républicains au Congrès s’y engage : elle restera très vigilante à l’avenir sur ces dossiers.photo article 2

« Je n’ai pas l’intention d’abandonner un quelconque terrain sur le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ».

Kenny Tonkomboué