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Manuel Valls en Nouvelle-Calédonie : l’heure du bilan !

Manuel Valls en Nouvelle-Calédonie : l’heure du bilan !

Manuel Valls est ce lundi en Nouvelle-Zélande. Il a quitté la Nouvelle-Calédonie hier au terme d’un séjour de trois jours, mené tambour battant, et qui aura semble-t-il tenu ses promesses. À l’heure du bilan de ce voyage, on retient d’abord son discours au Congrès qui n’aura pas été exempt de fermeté et de rappel à l’ordre.

Sur le plan du litige électoral, le locataire de Matignon a ainsi regretté les démarches minoritaires de ceux qui « poursuivent des combats juridiques d’arrière-garde ». Discours durant duquel il a recadré ceux qui, parmi les indépendantistes, mènent le combat des radiations :

« Considérer le litige électoral sur les listes électorales comme politiquement clos, c’est la voie du courage et de la sagesse. Je n’accuse personne. Mais je regrette très sincèrement que des démarches minoritaires aient poursuivi des combats juridiques d’arrière-garde et soufflé sur les braises »

Un Manuel Valls qui, lors de sa déclaration devant les 54 élus du Boulevard Vauban, s’est remis dans son habit de chef de la majorité, « taclant » diplomatiquement ceux et celles qui se fourvoient dans des escarmouches inutiles au mépris de l’intérêt général :

« Ceux qui ont eu le courage de la main tendue furent toujours reconnus, au bout du compte, par les électeurs. »

Si du côté des Républicains Calédoniens certains veulent un retour de Nicolas Sarkozy en 2017, le Premier ministre n’a pas manqué de les mettre en garde :

« Ne jouez pas la montre. Vous ne savez pas ce qui peut se passer en 2017. Il faut être prudent ».

Concernant le nickel, on retiendra que Manuel Valls a annoncé un prêt de l’État à la STCPI de 24 milliards de francs. Et de mettre ainsi les collectivités locales :

«  En situation d’assumer pleinement leurs devoirs d’actionnaire pour couvrir les besoins de financement jusqu’en 2018 et passer la crise ».

Il a également pris des engagements sur la construction de la centrale C et, dans un autre registre, a confirmé l’engagement de l’État sur le dossier de la lutte contre la délinquance.

Une chose est sûre, Manuel Valls veut réussir, marquer de son empreinte le processus de sortie de l’Accord de Nouméa et s’inscrire dans les pas de ses prédécesseurs, Michel Rocard et Lionel Jospin. C’est sur des notions telles que la confiance et le dialogue que la méthode Manuel Valls s’appuiera dans les prochains mois. Il a rappelé lors de son discours au Congrès que le référendum de sortie n’était pas un horizon indépassable.

« Il est donc indispensable de ne pas se limiter à cet horizon ».

Après sa visite éclair en Nouvelle-Zélande qui aura permis la signature d’un arrangement administratif entre la Nouvelle-Calédonie et son voisin Kiwi (arrangement qui permettra à la compagnie aérienne Aircalin de voir augmenter de 3 à 5, ses liaisons vers Auckland d’ici 2018), Manuel Valls se rendra en Australie pour quelques heures afin de saluer un « partenariat stratégique majeur », suite au contrat de 34 milliards d’euros remporté par le groupe Français DCNS pour la construction de 12 sous-marins.

  • la hache de lifou, arme dangereuse, je serais macron j’aurais la chiasse